L’encouragement.

encouragementNous souhaitons tous des enfants heureux et épanouis, bien dans leurs pompes et confiants. Ayant une belle estime d’eux. Pour cela comment faire? Comment les aider, et leur donner les armes pour affronter les aléas de la vie? Sachant que nous ne pouvons les protéger de tout, comment les rendre confiants dans leurs capacités?

Voilà la question que j’ai commencé à me poser quand j’étais enceinte de Melle 4 ans. Et qui reste mon fil rouge depuis. C’est cette question qui m’a amenée à la bienveillance. 

J’ai d’abord pensé que je devais m’éblouir de tout ce qu’elles faisaient, puis j’ai compris qu’en faisant ça, je ne faisais que transmettre MON avis. Que je leur donnais MA version d’elles. Que se passerait-il alors quand je ne serai plus avec elles dans telle ou telle situation? Je trouve que le compliment est une chose éphémère. Il satisfait sur le moment, mais dure peu dans le temps. Et nous en avons besoin de plus en plus. Autre aspect « négatif », il ne pousse pas à se dépasser. Nous nous arrêtons quand une personne nous complimente. Mais, et si, nous pouvions faire encore mieux? L’adulte étant satisfait de notre résultat, pourquoi chercher à faire plus? L’enfant tend à se satisfaire de peu.

Comment faire pour qu’il développe une image positive d’eux? C’est grâce à la Discipline Positive de Jane Nelsen que j’ai découvert les encouragements.

ENCOURAGER C’EST DONNER DE LA FORCE, DU COURAGE. 

L’encouragement aide l’enfant à se sentir mieux, et en étant mieux, il fait mieux.

 

Il existe différentes façons d’encourager:

  • Etre présent et à l’écoute est déjà la première, capitale. L’enfant a besoin de se sentir important, et d’être reconnu.
  • Les temps d’exclusivité. Dans une fratrie notamment, partager des temps avec un enfant individuellement permet de lui donner notre attention pleine et encore une fois de développer son sentiment d’importance et d’appartenance. Il s’agit d’un temps où nous lui sommes dédiés. Chacun recharge ses batteries. Chez nous ces moments relèvent de la magie. Chacun repart chargé d’amour.
  • Les câlins et les gestes tendres. Quand notre enfant peine, parfois juste un regard compatissant, plutôt que d’aller faire à sa place, ou de parler. Un regard chaleureux, qui lui prouve que nous sommes attentifs et que nous avons confiance dans ces capacités. Le clin d’œil chez nous marche à merveille. Un ptit shoot de courage peu coûteux pour le parent qui peut rester assis tranquillement 😉 En fait, comme ça, nous touchons le cœur avant de toucher la tête. Nous permettons à l’enfant de se sentir bien et donc de bien faire. C’est toujours le réservoir plein d’amour qu’ils font bien!
  • Reconnaître nos propres erreurs. L’enfant découragé face à une difficulté se sentira beaucoup moins seul si nous lui comptons notre histoire, ou nos mésaventures. Ou bien encore si, quand cela nous arrive, nous lui servons d’exemple et lui montrons que nous rebondissons face à l’erreur et redoublons d’effort devant les difficultés. Encore une fois, mieux que les mots, c’est notre attitude qui va le convaincre!
  • Se centrer sur le positif. Plutôt que de systématiquement pointer du doigt les moments et les choses qui ne vont pas, essayons de regarder quand elles vont bien. Ainsi reconnaître les améliorations sans attendre la perfection, encouragera à continuer dans cette voie.
  • Remplacer le compliment par l’encouragement. A l’inverse du compliment, l’encouragement va permettre à l’enfant de sortir de la dépendance du regard des autres. L’encouragement a une action à long terme tout en développant le référentiel interne, alors que le compliment agit à court terme et en développant le référentiel externe. 

Comment tourner les phrases pour passer des compliments aux encouragements? Voici quelques exemples:

Au lieu de: « tu es très intelligent, bravo! », on dira  » Je vois que tu as fini ton exercice ». PARLER DES FAITS.

Au lieu de: « Il est magnifique ton dessin », on dira « Tu as aimé le dessiné? ». INTERROGER SON RESSENTI. ou »Tu as utilisé plusieurs couleurs », DÉCRIRE

Au lieu de:  » je vais t’aider », on dira  » tu y es presque ». MOTIVER

Au lieu de : « tu es gentille de m’aider », on dira  » merci pour ton aide ».

Au lieu de:  » je suis fière de toi », on dira « tu peux être fier de toi! » RÉFÉRENTIEL INTERNE

 

Alors bien sûr, cela ne veut pas dire de ne plus jamais complimenter! Tout est toujours une question de mesure. Leur rendre leur pouvoir sur eux est à mon sens primordial, pour qu’ils fassent pour eux, et non pour le regard extérieur. Après, la cerise sur le gâteau peut être d’avoir un compliment. Mais faire pour nous, et qu’il fassent pour eux est la clé de la satisfaction personnelle et donc de l’estime de soi.

« L’encouragement est à l’enfant, ce que l’eau est la plante. Il ne peut survivre sans. » Dreikurs.

 

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On chemine ensemble.

Stéphanie Saincy.

 

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