Étape par étape.

La vie de parents est jalonnée de hauts et de bas. Apprenant directement sur le terrain, nous tâtonnons. Ce qui nous semblait juste à un moment ne l’est plus la minute d’après. Nous sommes en apprentissage en permanence. Les repères grandissent au rythme de l’enfant. Et ce qui est vrai un jour ou un mois, ne l’est plus le moment suivant. Quel périple parfois!

Longtemps je me suis placée la barre trop haute. Et donc la leur aussi. Trop d’exigences envers moi et du coup trop d’exigences envers elles. Et face à ces exigences, l’enfant se débat. Parfois tu sais où tu veux aller mais tu ignores combien de temps cela prendra. Entre l’immaturité de leurs cerveaux et l’environnement qui les influence beaucoup, ils ont mille raisons de changer d’attitude et de nous faire nous remettre en question. En éducation positive, on conseille, pour l’enfant, d’y aller étape par étape. C’est autant valable pour le parent. Je sais dans quelle direction je veux les amener mais tout ne peut se faire en même temps. Les harceler de mots en tout genre pour qu’elles apprennent tous les codes de la société, plus à respecter l’autre, plus à se respecter elles, plus la bonne hygiène alimentaire et j’en passe, cela fait trop!

Déjà, je regarde chez moi ce qui me va ou pas et ce que je souhaite changer en moi. Je m’épargne une foule de mots inutiles même si cela me demande un travail de remise en question important, cela porte ses fruits dans cette quête de l’équilibre et du bonheur. Ensuite, j’apprends la patience. Je choisis mes « batailles ». Si en ce moment l’objectif c’est d’intégrer la routine du matin et l’enchaînement autonome des préparatifs. Je serai moins derrière elles pour une autre étape qui, même si elle me semble importante à long terme n’est pas ma priorité du moment. Qui même si elle est importante va juste amener de la confusion et une trop grande dispersion.
En ce moment par exemple, chez nous, j’essaie de leur faire comprendre que je n’ai qu’un cerveau et que je ne peux traiter qu’une info à la fois. Même si la femme est fière d’être multitâches, ça m’épuise et comme cette année j’ai décidé de ralentir, ma priorité est qu’elles intègrent ça et respectent le temps de parole de chacune. Il y a un mois, toujours autour du « ralentir », on a mis l’accent sur les pauses, et sur les activités longues et calmes. Et avant ça, sur les s’il te plaît, merci, non merci, qui se perdaient. Parce que bien sûr, un apprentissage n’est pas non plus graver dans le marbre. Ça va et ça vient. Ça peut paraître épuisant mais ces régressions sont aussi nécessaires pour le bond suivant.

Le parent avance comme l’enfant , étape par étape, pour gagner en sérénité, pour diminuer ses exigences, pour ne pas s’épuiser et épuiser ses enfants. Ne nous mettons pas plus que nous ne pouvons porter sur le dos et ne les accablons pas de nos exigences. Soyons justes avec nous et avec eux, exigeants et fermes quand cela est nécessaire, mais souples sur la quantité. Et puis de toutes façons, c’est une utopie de croire qu’ils n’apprendront que de nous, comme de croire qu’ils n’apprendront que pendant l’enfance. Toute la vie est un apprentissage. Prenons le temps.

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On chemine ensemble.

Stéphanie Saincy

4 commentaires

  1. Jag kommer ifrÃ¥n mellanöstern och har bott i sverige sen Ã¥r 1986, är idag sambo med en svensk kille.Är inte jag dÃ¥ svensk eller? sÃ¥ vadÃ¥ vi utlänningar som har bott här i flera Decennium, gills inte vi i era regler osv?Herregud…

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