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Culpabilité et responsabilité.

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Arrrgghhh, que je ne t’aime pas quand à cause de toi je m’empêche de faire des choses, quand je m’en veux, quand je fais passer les autres avant moi… Je ne t’aime pas car je me sens coupable d’exister, coupable d’avoir envie de quelque chose, ou même de rien. Coupable parfois même juste d’y penser. Coupable d’être là. Coupable de ne jamais faire, selon moi!!, assez bien. Coupable de ne pas porter tout le monde sur mes épaules avec aisance. Coupable de ne pas sauver le monde. Coupable d’être imparfaite. Défaut d’orgueil. Et si au lieu de me punir pour ce qui génère de la culpabilité, j’assumais mes choix? 

Le seul et unique moyen de sortir de la culpabilité, c’est de prendre ses responsabilités. Facile à dire parfois, mais pas toujours. Quand il est si ancré depuis toujours que nous devons laisser la place aux autres, les faire passer avant nous, que l’erreur n’est pas bien vue, comme la curiosité, comme la fainéantise et j’en passe. C’est sur, tout le monde à un avis sur tout. Et à force d’écouter les avis, et de penser que pour être aimé nous devons faire ce que l’on attend  nous, on se perd entre nos besoins et ceux des autres. On culpabilise d’avoir envie de penser à soi, de dire non, de dire stop. On culpabilise dans cette vie de maternage de ne pas tout faire comme cette maman modèle, fictive, parfaite que nous avons purement inventée. En culpabilisant, nous nions notre responsabilité. En culpabilisant, nous devenons victimes. Nous perdons notre pouvoir personnel. Et pourtant ce qui est merveilleux, lorsque l’on comprend que pour en sortir il suffit de prendre nos responsabilités, assumer nos choix, réparer au besoin, nous nous reconnectons avec notre force, avec notre énergie avec notre puissance, quasi immédiatement. Quel inconfort ce sentiment d’être passif, de subir, de s’écraser, de se ronger les sangs. Et si on se relevait les manches et qu’on osait faire, dire, Etre. Le coupable dans un procès attend sa sentence pour se repentir. Comme un enfant élevé avec de la VEO attend sa punition, finalement par facilité plutôt que de faire face aux conséquences. Pourtant si nous avons choisis de les responsabiliser, quels exemples leur montrons nous lorsque nous nous accusons et que nous attendons la punition, ou d’être graciés au lieu d’agir et de nous responsabiliser? Non non, si tu lis ça, ne culpabilise pas davantage! Change tes réflexes et avance 😉

Etre responsable, ce n’est pas seulement assumer nos actions et leurs conséquences. Etre responsable, c’est aussi laisser l’autre assumer les conséquences de ses choix. Nous ne pouvons rien faire pour l’autre, et surtout pas le sauver. En élevant nos enfants avec bienveillance, le but est d’en faire des êtres autonomes, responsables, et donc qui sachent choisir, en conscience pour eux, et en prenant ne compte leurs besoins, sans oublier l’autre. Qu’ils décident. Laisser une personne assumer ses responsabilités, ne veut pas dire ne rien faire. Nous allons guider nos enfants, donner des conseils s’ils le demandent, tout en acceptant que leurs choix leurs appartiennent, et que c’est aussi en se trompant qu’ils apprennent. Que ce sont eux qui devront vivre avec les conséquences de leurs choix. Alors oui cela peut faire peur quand nous pensons que leur vie dépend de nous, que s’ils échouent ce sera notre faute, notre culpabilité. Vous pouvez donner le meilleur de vous aux gens, s’ils ne sont pas près à entendre, vous ne pourrez pas le faire pour lui, vous perdez votre énergie pour rien. C’est comme un enfant avec qui vous passez des heures à bosser sur un devoir. S’il n’a pas envie, rien ne rentrera et sa note sera mauvaise. Tout part de la volonté de chacun. Nous pouvons aider nos enfants en les laissant expérimenter l’impact de leurs choix, dès le plus jeune âge. Pour qu’ils commencent à assumer des petites conséquences sur leur vie. Comme choisir un gros ou un petit pull et avoir froid et décider le lendemain d’en mettre un plus gros. Apprendre.

Pour nous, adultes, il n’est pas trop tard. Reprenons du pouvoir sur nous. Agissons au lieu de subir. Aucune honte, aucune erreur n’est irréparable ni insurmontable. Sortons des non-dits, de nos peurs et de nos schémas établis. Osons affronter les erreurs , réparer, et osons assumer qui nous sommes et ce qui nous va. Agissons en nous responsabilisant, pour vivre notre vie au lieu de la subir. Arrêtons d’attendre de purger notre peine. Sortons de nos schémas éducatifs punitifs. Il est temps de nous relever et d’avancer. Décide le, ça ne peut venir que de toi.

Stéphanie S.

 

1 COMMENTAIRE

  1. merci! oui on est pas toutes des caroline ingalls! 🙂 la maman qui fait tout sans jamais etre fatiguée éreintée! toujours le sourire, des enfants qui aident sans jamais raler! la famille modèle type !
    moi aussi je suis la reine de la culpabilisation! je suis sure que si ca existait aux j o je risquerais meme d’avoir une médaille!

    on est toutes des « mères coupable » coupable d’etre imparfaite! (aux yeux des autres et dans nos yeux a nous aussi parfois)!

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