« Il faut souffrir pour être belle »

Melle 6 ans a fait un cours d’essai pour de la danse classique. Elle en parle depuis des mois. Elle insistait, j’ai trouvé un cours pour qu’elle teste avant de l’inscrire. Aucun problème pour la laisser, une petite appréhension avant mais tellement contente d’y aller qu’elle s’est vite prise au jeu.

Elle a A-DO-RÉ! Elle trépigne déjà et se demande comment elle va attendre jusqu’à septembre pour commencer! Je me suis du coup engagée à regarder des vidéos avec elle et à la faire danser tous les mercredis, au moins, à l’heure de son cours 🙂

J’ai beaucoup d’a priori sur la danse classique. Je trouve cela trop dur, trop exigeant, trop stricte. Je trouve que le corps est malmené et non respecté. Ce sont mes croyances bien sûr, je n’ai fait qu’un cours petite mais je ne pensais pas que cette rigueur associée aux exigences aillent bien avec Melle 6 ans, car elle s’en demande déjà beaucoup, en bonne ainée et HP. Perfectionnisme quand tu nous tiens! Je lui ai fait confiance et elle a aimé…soit!

Et ce matin, en la coiffant, elle me dit, le plus naturellement du monde: c’est pas grave si tu me tires les cheveux, « il faut souffrir pour être belle ». Voilà la petite phrase qu’elle a entendu, retenu et assimilé mercredi en cours de danse. Arrgghhh. Et c’est exactement ce que je ne souhaite pas transmettre. Pour moi, la beauté vient quand, justement, on respecte son corps, quand on se traite bien, avec douceur. La violence et l’exigence peuvent apporter des résultats spectaculaires, à l’extérieur, un corps ferme, musclé, affuté, sec…

MAAAAIIIISSSS, la vraie beauté, c’est celle qui rayonne car on est heureux. La vraie beauté, même si c’est gnangan à dire et à écrire, elle vient du cœur, de l’amour de soi. Et il est impensable pour moi que mes filles maltraitent leurs corps. Oui travailler son corps et son mental est source d’avancée, juste pas dans la douleur. Je souhaite qu’elles gardent leur lumières intérieures en allant vers ce qu’elles aiment. Et si elle aime la danse, elle en fera, tant que ça la rend heureuse et qu’elle y prend du plaisir. Mais je ne cautionnerais pas ce genre de réflexion que je trouve nocive. Un corps ça se respecte, faire en force, je le sais trop bien, ne donne rien de bon. Encore une fois, je vais devoir montrer cet exemple en me traitant avec douceur, pour que les paroles d’autrui n’ait pas un impact supérieur à ce que je souhaite transmettre avec mes actes.

Elle est belle en tutu et tellement investie, je suis sure que l’on peut trouver l’équilibre entre son envie et le fait de prendre soin de son corps. Y a plus qu’à! 🙂

Stéphanie Saincy

2 commentaires

  1. Coucou ma fille a 9 ans et pratique depuis 3 ans maintenant ce weekend troisième gala de danse trop belle en tutu avec le chignon . Dans son cour on ne pratique par les pointes à proprement parler il apprenne chacune leurs rythmes pour le moment elle est chausser avec des chaussons demi pointe pour ne pas lui abîmer ses orteils sa prof de danse respecte la croissance des enfants tout en leur inculquant le respect de la danse . Je comprends ton appréhension car j’ai eu la même au début elle continue de persister car je sais que les cours vont s’intissenfier en grandissant .

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