Bébé en vadrouille, catastrophe?

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enfant-touche-a-tout-1Créer un environnement adéquat pour l’enfant. Pour se simplifier la vie et pour le rendre autonome. Comment cohabiter avec l’enfant qui explore?

On l’attend avec impatience et quand enfin bébé se déplace, on se rend compte que la soif d’explorer est sans limite. Tout y passe, chaussures, balai, croquettes des chats, prises et fils électriques, les minis jouets de l’ainé, les miettes par terre…
Tout ce qui est à sa portée en somme. Dangereux? Fatiguant pour la vigilance du parent? Pas forcément! Avant d’avoir des enfants, je pensais qu’un enfant s’adapterait à ma maison, bibelots fragiles par exemple, mais ça, c’était avant. Ma maison, c’est aussi leur maison. Et pour le bien de tout le monde, il a été urgent de vite simplifier.
Pourquoi perpétuellement répéter « noooonnn », quand il est plus simple de créer un environnement propice à une découverte en sécurité? Laissant bébé en pleine possession de ses pouvoirs et nous tranquille les doigts de pieds en éventail, sereins 🙂
Je pense qu’il y a un temps pour tout, et aussi pour chaque objet, ce qui casse ne doit pas systématiquement être enlevé des mains de l’enfant, mais à 9 mois surement quand même un peu…ou sous surveillance à minima…
A cet âge, les besoins d’exploration de l’enfant sont sans limite, ce ne sera pas forcément ses jeux mais la vie quotidienne qui va attiser sa curiosité, alors préparons l’environnement, comme disait Maria Montessori. Comment?
Faites le tri, de ce qui n’est pas indispensable, de ce qui compte pour vous et que vous ne souhaitez pas le voir manipuler, mettez en hauteur si besoin, ou retirez simplement. Rangez, allégez, les maîtres mots sont, SIMPLIFIEZ VOUS la vie! L’enfant comprendra qu’on l’éloigne d’un objet convoité mais pas de tous! Il est vital pour lui d’explorer, l’en empêcher ne ferait que le contraindre et l’empêcher d’avancer. Bref rangez pour lui mais aussi pour vous, ce n’est pas une vie de courir en disant non sans arrêt 😉
La diversion est vraiment une astuce magique. Le principe est simple, quand l’enfant s’approche de quelque chose qui n’est pas pour lui, attirez le vers autre chose. Montrez lui le possible pour qu’il oublie l’intérêt pour l’interdit. Il y a forcément des choses qui ne s’enlèvent pas, et des dangers à prendre en compte. Il va y avoir des enfants qui ouvrent les placards, et d’autres non, qui touchent aux fils et d’autres non, aux prises… Quand l’enfant n’est pas trop insistant, je trouve que les bloqueurs de portes ne sont pas forcément utiles, mais pour ceux qui insistent vraiment, pour les fratries quand il y a plusieurs enfants à surveiller en même temps, parfois cela est utile. Sinon l’alternative de leur laisser un seul tiroir ou placard à ouvrir est intéressante je trouve, et à vous de veiller à un contenu adéquat dedans. Tout dépend de l’enfant donc et du contexte familial.
Quand il y a un danger immédiat, ou que vous êtes trop loin pour intervenir rapidement, le « STOP » permet aussi d’arrêter l’action sans pour autant donner une négation. Il est plus efficace, avec un ton ferme bien sur. Il permet aussi d’expliquer ensuite simplement à l’enfant pourquoi il y a un interdit, mais c’est comme tout, répétition, répétition, répétition. Il n’y a pas de mystère, Rome ne s’est pas construite en 1 jour, et nos enfants non plus!!
Et quand il s’agit d’un « non », n’hésitez à pas donner une raison claire et concise. « je ne veux pas que tu y touches », plus que « n’y touches pas », ou « on ne doit pas y toucher », alors que vous, vous y touchez. Ou bien encore « cela est dangereux donc jouons avec autre chose ». A vous d’être inventif. Toujours dire ce que vous ressentez et des explications claires et concises, sinon vous allez les perdre en route. Ils sont petits!

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On chemine ensemble.

Stéphanie Saincy.

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