Coparentalité, comment gérer au mieux pour les enfants ?

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Il existe plusieurs étapes incontournables dans un divorce ou une séparation.

Et quand des enfants sont nés de cette union il y a aussi un changement majeur: votre ex restera toute votre vie en lien avec vous.
Quelle place lui accorder? Comment trouver le juste équilibre ?
Quelle parentalité mener ensemble ?
Est ce simple quand un couple se déchire ?
Comment agir en bonne intelligence ?

Voilà autant de questions qui nous assaillent quand nous avons envie de bien faire pour le bien des enfants.

Chacun doit déjà avancer sur son deuil.

Quand les émotions se tassent, il est plus simple de parler calmement. Mais les enfants sont là même avant cette étape. Les médiations sont possibles si le conflit est trop intense. Une tierce personne, neutre, guide le couple parental à définir sa nouvelle place. La nouvelle façon de procéder. Après des discordes incessantes ou des difficultés de communication, une aide extérieure est souvent précieuse pour communiquer sur les inévitables question de garde et d’organisation.

Préserver les enfants dans un divorce ou une séparation est primordial.

On le rabâche mais ça veut dire quoi concrètement? Ça veut dire que plus les choses sont claires et calmes et mieux c’est pour eux. On a fait ses enfants dans l’amour et même si cet amour a disparu ou s’est transformé, dans le meilleur des cas, en tendresse respectueuse du temps passé, il est impératif de les protéger de choses d’adultes qu’ils ne le regardent pas. Il y a des choses qu’ils n’ont pas à entendre.

Parler aux enfants est une aide précieuse. Mais en adaptant les termes à leur compréhension. Rien ne sert d’épiloguer des heures sur qui a les torts. « Papa et maman ne s’aiment plus mais ils t’aimeront toute la vie car l’amour d’un enfant avec son parent n’est pas le même que celui entre 2 adultes. »
« Papa et maman n’étaient plus d’accord et avaient envie de choses différentes. »
« Papa et maman sont fâchés et ne veulent pas crier l’un sur l’autre. »
Les enfants savent et sentent tout. Mettre des mots sur ce qu’ils voient et perçoivent est la chose qui les aidera le plus. La confusion ou le mensonge ne fera que les embrouiller et ils perdent ainsi confiance en nous.
Ils savent, parfois même avant nous, ce qui se joue, alors soyons honnêtes. Notre relation avec eux durera toute la vie.

Et justement ils ont besoin de clarté aussi dans les actions.

Les enfants ont besoin d’un cadre clair. Que les parents soient ensemble ou pas. Ce cadre est la garantie de repères et donc de sécurité. Dans une séparation, beaucoup de choses changent et c’est normal. Pour les aider, les routines mises en place avec et les rituels aident beaucoup. Chaque parent aura la sienne et c’est ok. Ils s’adaptent aux règles de l’environnement dans lequel ils sont. Ce qui compte c’est que ces règles ne changent pas non stop dans un même lieu. Des horaires précis. Des gardes claires. Tout ce qui sera posé et appliqué avec régularité leur permettra de s’y retrouver dans ce tumulte. Même si la crise entre les parents fait rage, le calme et le cadre de la maison de chacun sécurise. Ils ont besoin de repères. Je me répète, je sais, mais c’est crucial. Plus la séparation sera claire dans votre tête et plus elle le sera dans la leur. Etape par étape, séparer les choses est nécessaire pour que l’enfant comprenne et s’habitue à cette nouvelle vie.

Cacher nos sentiments n’est pas une chose à faire.

Une séparation est une chose incroyablement difficile à vivre. Que l’on subisse ou qu’on le décide. Les étapes du deuil sont les mêmes.
Le déni, la colère, la tristesse, le déclic puis l’acceptation, tout le monde y passe. Plus ou moins longtemps.
Les enfants, encore une fois avec des mots simples, peuvent entendre cette tristesse. Cette colère.
Défaire le schéma familial, l’idée qu’on s’était fait de notre vie future, est un long chemin. Déconstruire nos projets pour pouvoir en construire d’autres ensuite, étape par étape.
Les enfants aussi ressentent des émotions dans ce tumulte, et si nous les écoutons ils digéreront plus vite. Ce qui le aidera aussi c’est d’oser être authentiques avec eux. Nous n’avons pas à faire comme si tout allait bien alors que c’est faux. Nous avons le droit de dire que nous sommes tristes ou en colère. Ils n’ont juste pas à être ceux avec qui on s’épanche. Ils n’ont pas à nous servir de déversoir. Ils peuvent entendre que nous allons mal ET que ça va aller, qu’un adulte nous écoute, nous aide, ou un thérapeute.
Pleurer dans leur bras leur ferait porter un poids trop lourd mais si quelques larmes vous échappe devant eux, en leur expliquant que c’est passager et que tout ira bien est aussi quelque chose de sain. Ils savent que c’est dur. Car eux aussi le vivent. Ils apprennent ainsi à ne pas refouler leurs émotions et qu’elles sont transitoires.

Prenez soin de vous. Un jour à la fois pour avancer dans cette douloureuse déconstruction et accéder ensuite à la magnifique étape de la reconstruction. J’y reviendrai plus tard.

Stéphanie Saincy.

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