Les pleurs de séparation.

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enfant-qui-pleureJe m’étais dit que la bienveillance, l’écoute et remplir leurs réservoirs feraient des enfants qui n’ont aucun problème pour se séparer.

Et bien non! Parfois, c’est facile et parfois non. Comme nous d’ailleurs, parfois sortir est une bouffée d’oxygène et parfois un crève cœur. Pourquoi pas pour eux? Et puis est ce normal de se séparer au final?
En tout cas, il y a de quoi avoir des doutes, et entendre les mauvaises langues dire qu’on les protège trop, qu’on les écoute trop n’aide pas. Peut-on trop écouter? Comme je le disais déjà, plus on écoute, plus ils parlent. Quel espace a un enfant à qui on dit « de ne pas pleurer », « d’être sage », « de ne pas être triste » en permanence? Il finit par ne plus oser être, ni montrer ce qu’il ressent. Car l’enfant souhaite qu’on l’aime, il se conforme à nos attentes.
Quand nous permettons à nos enfants de pleurer et de vider la tristesse en eux plutôt que de l’étouffer, et bien ils le font. Non, ce n’est pas du cinéma. Oui, c’est bon pour eux de pleurer. La diversion ou diminuer les pleurs, c’est plus confortable pour nous, car un enfant sage c’est toujours plus facile, mais un enfant c’est une montagne d’émotions, et elles sortent si elles en ont le droit, si on leur laisse cet espace. Alors oui, leurs réservoirs peuvent être plein et se vider d’un coup, et c’est pas forcément drôle ni facile de se dire qu’on les remplit et que pourtant, pouf, tout peut s’évaporer en 2 secondes.
Non, nous ne faisons pas mal. Non, notre enfant ne nous manipule pas. Non, ce n’est pas non plus que nous ne donnons pas assez. Parfois, ça se vide plus vite, c’est tout. Parfois, tu fais tout et puis c’est comme ça, ça sort. Pas toujours simple à gérer, surtout quand nous pensons avoir tout fait pour ne pas en arriver là au moment de la séparation. Il existe mille explications possible. Une seule chose est sure, s’il pleure c’est qu’il sait qu’il peut se le permettre. Et c’est là un cadeau qu’il nous fait, aussi prenant soit il. Oui oui, un CADEAU. Il nous montre qu’il s’écoute, et qu’il a compris que l’émotion est mieux dehors que dedans. Tout ce dont l’enfant se libère le soulage. Que faire donc? Accompagner, encore et toujours, ou passer le relais si c’est trop dur, trop long. Se mettre à l’écart si possible, pour que l’environnement ne perturbe pas la décharge, que nous nous protégions nous du stress du regard des autres et pour lui aussi. Qu’il évacue en paix. Ça peut être long, et ce n’est pas toujours pratique. Garder confiance, si ça sort, les prochains seront moins longs, et ça m’aide aussi. Parfois la séparation est juste un prétexte, le stress de trop.
Non, nous n’en faisons pas des êtres dépendants de nous, nous en faisons des êtres qui savent qu’ils peuvent s’exprimer et ça c’est magique!


COCOONEZ BIEN VOS LOULOUS LE WEEK-END S’ILS EN ONT BESOIN, LAISSEZ SORTIR, ACCUEILLEZ. Et pour la suite, vous verrez en temps voulu. 😉

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Stéphanie Saincy

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