Reconnaître ses erreurs.

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J’ai mis longtemps à accepter de me tromper. À accepter mon imperfection et parfois c’est encore dur. Mon envie de tout contrôler était forte et l’est encore par moment et suivant les domaines, elle se réveille plus ou moins fort. Je travaille dessus car je souhaite que mes filles s’accordent le droit à l’erreur et qu’elles soient bienveillantes avec elles mêmes pour rebondir et avancer dans la vie avec le plus de joie et de sérénité possible.
Pour cela, j’ai donc appris à me tromper déjà. Et ensuite, j’ai appris à le reconnaître. Ce n’est pas toujours une mince affaire de reconnaître et d’oser dire que l’on s’est trompé. Surtout que parfois quand nous le reconnaissons de bonne foi, certains se permettent de vous le renvoyer dans les dents.
Toujours est-il que j’ai fait des erreurs et que j’en fais et que j’en ferai encore. La vie est un apprentissage.
J’écris aujourd’hui car je me rends compte en ce moment que j’ai fait des erreurs dans ma parentalité, avec mes filles. Et je suis à la fois secouée et vexée de le reconnaître, toujours cette quête de perfection et de contrôle !, Mais je suis surtout fière d’oser voir mes erreurs car je peux les corriger.

Cela demande de la force et du courage de se remettre en question et de décider de changer. D’admettre que nous avons fait fausse route. En ce moment, c’est ce que je fais sur certains aspects, j’ai besoin, nous avons besoin d’ajustement. Je réalise par exemple, que j’ai trop anticipé les besoins de Melle 5 ans et pour Melle 2 ans, pour aller plus vite, je l’ai beaucoup portée au lieu de l’accompagner ou de l’encourager à faire et aujourd’hui je sais que si elle les réclame beaucoup, c’est en partie car je lui ai coupé l’herbe sous le pied à certains moments.

Ce qui est super, c’est qu’il n’est jamais trop tard. Que les enfants réagissent parfois vivement au départ mais s’adaptent aux nouvelles règles quand ils les comprennent. Je me répète comme un mantra que je suis en apprentissage avec elles. La parentalité ça s’apprend en la vivant.

La théorie est belle et dense et les neurosciences nous apprennent énormément sur l’enfant, mais nos blessures, qui nous sommes et notre histoire nous amène parfois dans des sentiers obscures, ou à nous cacher une vérité parfois compliquée à mettre en lumière. Mais tout se fait au bon moment et les prises de conscience font partie du chemin. Plutôt que de se flageller de ne pas l’avoir vu avant, avançons heureux de découvrir chaque jour des façons de faire plus respectueuses de chacun.

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On chemine ensemble.

Stéphanie Saincy

1 COMMENTAIRE

  1. Bonjour, je comprend totalement ce que vous vivez. J’ai la même intolérance envers moi même et j’apprend à être bienveillante et à accepter de faire des erreurs. Mais ce n’est pas facile. Comment peut on ne pas se  »flageller  » quand on ne se souvient plus si on a attacher son enfant en voiture et que bien sûr n’ayant aucune preuve de l’avoir fait ou non on pense plutôt qu’on ne l’a pas fait. J’étais au telephone a ce moment là. Quand j’ai raccroché j’ai demarré. Moi qui suis super à cheval sur la sécurité routière. Certaines choses se font tellement machinalement. Voilà je ne pense pas encore avoir assez de bienveillance envers moi même car je ne me laisse pas la possibilité d’avoir bien fait. Comment fait on?

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