S’excuser pour avancer.

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Prendre la responsabilité de nos actions. J’aimerai dire que c’est simple pour moi mais pas toujours. J’apprends encore.

 

Reconnaître ses erreurs est plus compliqué parce que nous avons été élevé dans un système punitif où reconnaître nos torts, nous faire coincer, entraînait une sanction. Ce système amène une envie de fuir nos responsabilités. De ne pas affronter la responsabilité de nos actions. Nous apprenons que se tromper, échouer, mal comprendre, une erreur n’est pas rattrapable, pas pardonnable. Nous cachons alors nos « travers ». Et si personne ne le découvre, ce « travers » s’enfouit en nous, de plus en plus profondément. Pas grave pour des choses anodines oui, mais parfois le sujet est plus lourd. Les remords finissent par nous ronger. Par peur de la sanction et du désamour, nous nous cachons, nous nous taisons, nous n’assumons pas ce que nous sommes ou ce que nous pensons. Comme pour le désaccord, nous pensons que dire nos erreurs, c’est avouer une faiblesse. La faiblesse ayant mauvaise presse, nous avons forcement une mauvaise image de nous. Ayant une mauvaise image de nous, nous avons peur que l’autre pense pareil et que du coup nous ne soyons pas dignes d’intérêt et donc d’amour.

Et pourtant, quelle force incroyable cela demande de se libérer, d’assumer, d’avouer. N’est-ce pas ça la liberté? Agir et gérer les conséquences de nos actions? Prendre nos responsabilités.  Et cela commence par l’aveu et par les excuses que l’on peut faire à autrui. Cela ne veut pas dire que l’autre pardonnera facilement mais au moins, nous aurons fait notre part. Chercher à réparer est l’étape suivante.

Quel meilleur exemple donner à nos enfants que celui qui consiste à accepter nos erreurs, à les reconnaître et à nous en excuser? Une maman me disait une fois, qu’elle ne s’excusait jamais devant son fils car il ne fallait pas qu’il perde de vue qu’elle avait plus de valeur que lui pour qu’il la respecte. Quel choc et quelle tristesse à la fois. Se placer ainsi au dessus par manque d’estime personnelle. Je me sens grandir à chaque fois que j’admets m’être trompée, parce que je sens que mon estime personnelle grandit. Parce que je me sens rebondir et non plus me cacher. Je ne rêve pas d’une vie à frôler les murs de peur qu’on pointe du doigts mes erreurs. Je préfère les reconnaître hauts et forts et trouver une solution et en sortir la tête haute, plutôt que de penser que mon dérapage me définit. Si nous n’avouons pas nos torts, quelle possibilité avons nous de faire mieux ou autrement la prochaine fois?

Je m’excuse pour moi et pour donner la force à mes filles de le faire également. Et puis vous connaissez le dicton, « faute avouée, à moitié pardonnée ». Nous tâtonnons, tout comme eux, nous sommes leurs exemples. Commençons par nous.

Belle soirée.

Stéphanie.

1 COMMENTAIRE

  1. J’adore ! Merci Stéphanie pour ce bel article. C’est important de montrer à nos enfants que nous ne sommes pas tout puissants , que nous faisons des erreurs et que nous les reconnaissons en nous excusant !
    Sonia Danse Prénatale

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