Un peu d’indulgence envers nous.

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amour-de-soi-1Vous êtes nombreuses à m’écrire pour me dire que vous avez « mal fait ». Qu’à bout vous avez dérapé de la ligne de conduite bienveillante que vous vous êtes fixées. Et vous n’êtes pas tendres avec vous.

Et pourtant, ce que j’entends c’est que vous faites de votre mieux, comme vous pouvez, avec votre histoire.
L’éducation est un cheminement et c’est toute vie d’accompagnement, tout ne ce résume pas à un dérapage ou un pétage de plomb. 
Nous avons tendance à oublier tous les moments géniaux à côté pour ne retenir que ce loupé. Nous n’avons pas toutes les clés dès le départ car nous avons un passé qui nous encombre plus ou moins. Nos enfants font rejaillir nos émotions enfouies, bien malgré eux. C’est prenant, ça malmène. Ce serait tellement plus simple de ne pas les écouter, de se couper d’eux et de nos ressentis. Mais ce n’est pas le chemin que vous avez choisi et déjà pour ça je vous dis, je nous dis, BRAVO!
Cette remise en question n’est pas une mince affaire, cela demande une grande force. De soulever les pansements et de désinfecter nos blessures passées pour qu’elles guérissent, enfin. Parce que c’est bien de ça dont il s’agit. D’un retour sur soi, d’un chemin vers soi. Et donc c’est lourd par moment. Les écouter alors que parfois encore, souvent?, nous ne nous accordons pas le droit de nous écouter aussi, que nous les faisons passer avant de peur qu’ils manquent. Et nous alors? Est ce que nous ne manquons pas aussi parfois? Soyons honnêtes avec nous, non par égoïsme, mais pour vivre pleinement cette relation. Parce que le meilleur exemple que nous puissions leur donner c’est de nous écouter, de nous prendre en compte. Nous sommes rongés par la culpabilité au moindre dérapage, et pourtant TOUT EST RATTRAPABLE, et pourtant le dérapage n’est pas la globalité du temps! 
Moi aussi je dérape, moi aussi à bout de ressources et d’énergie, je crie. Et comble de l’horreur, je me souviens d’une fessée qui m’a échappé. Une violence incontrôlable. Une culpabilité assourdissante. Qui fait bien lorsqu’il se sent mal?
Nous avons comme eux besoin d’amour et cet amour, s’il a pu nous manquer, dépend de nous aujourd’hui. Aimons nous en nous écoutant, en étant doux avec nous, en nous traitant avec indulgence.
Nous ne ferons pas parfaitement et c’est tant mieux. Ils apprendront le droit à l’erreur et la réparation, et surtout ils auront la possibilité de nous dépasser, de faire mieux de génération en génération. L’élève dépasse le maître. 
Vouloir donner ce que nous n’avons pas est une violence, nous nous maltraitons parfois en voulant tout leur donner. Ils n’ont pas besoin de tout, ils ont besoin de parents qui les aime inconditionnellement et qui font en conscience et réparent si besoin. De parents qui écoutent leurs émotions pour ensuite écouter les leurs. De parents qui remplissent leur réservoir avant de remplir les leurs.
De même que les enfants font bien lorsqu’ils se sentent bien, nous aussi. Posons-nous la question chaque jour « de quoi ai-je besoin aujourd’hui pour me sentir bien? » Et trouvons la façon d’assouvir ce besoin, pour notre bien et pour le leur.
Nous sommes en chemin et il est sinueux, gardons le cap et tout ira bien. 💜

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On chemine ensemble.

Stéphanie Saincy

1 COMMENTAIRE

  1. Merci bcp pour cet article ! Je suis passée pas loin du burn-out à trop vouloir bien faire et en m’oubliant totalement en chemin…On oublie trop souvent qu’il faut aussi prendre soin de son propre réservoir émotionnel !

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